La s... en noire

Publié le par Chat noir

Elle surgissait de nulle part, la jolie jeune dame, parait-il. Toute de noir vêtue, elle prévenait les soldats de Dieu pour les sauver d'un piège du Hamas ou leur indiquer où se cachent « les terroristes » ennemis d'Israël. Les récits de son apparition sont rapportés par plusieurs soldats sionistes et font fureur sur Internet.

Quand les soldats lui ont demandé qui elle était, elle aurait répondu : « Quelle importance! » puis elle aurait murmuré : « Je suis Rachel ».


Jusque là, j'ignorais tout de cette dame. Mais maintenant, je sais qu'elle est l'épouse d'un certain Jacob.


Selon le journal israélien Yedionot Aharonot (l'article est ici), le grand rabbin Eliyahu l'aurait sollicitée en personne et elle aurait répondu à son appel. Le grand rabbin Yosef confirme (c'est ici) et corrige : c'est Dieu qui l'aurait envoyée. La lecture de la presse israélienne vous apprend beaucoup de choses notamment sur le fait que leurs barbus sont aussi tarés que les notre mais ce n'est pas le sujet.


Parmi les mille une tragédies que les palestiniens ont vécu ces derniers temps, il y avait l'histoire d'une dame, la cinquantaine, qui a pris son courage à deux mains et a franchi le pas de sa maison un drapeau blanc à la main afin d'ouvrir la voie aux membres de sa famille terrorisés et affamés qui n'en pouvaient plus. Boum... une balle israélienne l'a cueillie. Elle est restée entre la vie et la mort étendue par terre parce que personne n'osait la secourir, jusqu'à crever.


Je me suis alors demandé comment il se fait que les valeureux soldats de l'armée sioniste n'aient pas tiré à vue sur la belle Rachelle? Est-ce par ce qu'elle était plus jeune? Plus jolie? Mystère!


En tous cas, je pense qu'elle méritait une balle en plein tronche cette pétasse de Rachelle. Je m'explique. Si tu es un être humain et en plus une femme, je ne parle même pas d'être une sainte femme, et que tu détiens des informations de première main susceptibles de sauver ton prochain. Qu'est-ce que tu fais? C'est simple. Avec un tout petit peu d'humanité, je parle même pas de douceur féminine, tu accours apporter ton aide aux pauvres gamins dont des centaines ont été tués et des centaines autres estropiés et pour les autres rescapés traumatisés à vie. Elle avait du boulot, la salope en noire. Elle aurait pu leur indiquer un endroit sûr sur cette bande où tout explosait. Elle aurait pu par sa maudite magie protéger les petits coeurs innocents de l'effroi, fermer leur oreilles au bruit assourdissant des explosions, les rassurer, leur faire croire que dans cette saloperie de monde, ils ne sont pas nés damnés.


On ne lui demande pas de prendre parti, même pas de choisir la juste cause, seulement de sauver l'innocence. Mais on peut toujours rêver.

Publié dans Jiranna

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