Dépliant touristique (3ème jour)

Publié le par chatnoir

fin du 2ème jour : Arrivée à Jijel en fin de journée (consulter aussi notre dépliant sur le circuit à l'est de Constantine passant par Annaba). Installation au Kutama, un hôtel 4 étoiles situé au bord de la mer. Vous aurez le temps de vous baigner dans sa plage privée de sable fin avant d'aller dîner dans un des restaurants de poissons qui bordent la promenade de la plage. Nous vous conseillons de gouter à l'une des spécialités de la région, le couscous au poisson et particulièrement le succulent couscous à la daurade. Après le restaurant, les moins fatigués feront une marche le long de la promenade en bord de mer où des étals de vendeurs de produits agricoles locaux (huile d'olive très parfumée ou miel de montagne) ou de souvenirs touristiques alternent avec les spectacles de rues. Cette ville balnéaire n'offre guère plus d'attractions que sa belle côte.

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3ème jour : Départ à 8h du matin en direction de Bejaïa. Vous allez parcourir 90km en cinq heures. Rassurez-vous ! Ce n'est pas l'état de la route qui impose cette allure. Celle-ci est parfaite. Ce sont plutôt les paysages pittoresques qu'offre la corniche jijelienne qui incitent le visiteur à souvent poser le pied pour prendre des photos ou simplement admirer le paysage. On notera la sagesse avec laquelle les autorités algériennes ont misé sur un tourisme alternatif échaudés par les exemples des pays voisins qui ont défiguré leurs côtes. Ne vous attendez pas aux hauts buildings étoilés qu'on rencontre ailleurs. Les autorités ont misé sur le logement chez l'habitant. http://photos.linternaute.com/image_photo/550/corniche-de-jijel-1285119720-1336066.jpgA coups de règles très strictes de construction, d'incitations fiscales et d'aides diverses, ils ont poussé les habitants à construire des annexes à leur propre logement qui, lorsqu'ils reçoivent l'agrément du ministère du tourisme permettent d'accueillir un grand nombre de visiteurs sans que cela change en profondeur la nature sublime de la côte. Fort heureusement, la route et les quelques établissements de restauration qui la parsèment constituent les seules intrusions de l'homme dans ce décor sauvage. Les falaises qui donnent le tournis ont les pieds dans l'eau et se parent d'une verte et luxuriante végétation.

Les arrêts se feront au gré de l'humeur : A la belle Ziama el mansaouriah où en admirant la mer, on donne le dos à l'immense forêt dont l'habitant principal, le singe magot, vous attendra au bord de la route pour recevoir en indispensable cadeau quelques bouts de pain que les enfants s'amusent à lui tendre, au parc naturel de Taza, dans les larges et longues plages de la sublime Tichi ou en visitant les grottes merveilleuses.

 

Un peu après la mi-journée, le car abordera un petit bijou de la méditerranée : Béjaïa. Au pied du mont Gouraya, la ville qui a connu ses heures de gloire, il y a maintenant un milllénaire est en forme d'escalier dont la première marche est au fond de la grande bleue. Rares sont les villes comme Bejaïa où s'allient la richesse d'une nature sublime et celle d'une Histoire millénaire.

Il est loin le temps où les indications en arabe sur les panneaux étaient rayées. Bejaia vit aujourd'hui aux heures d'une amazighité apaisée depuis les mesures gouvernementales qui ont donné un véritable statut à la langue autochtone si bien qu'à l'entrée de la ville, on est accueillis par un vers en arabe extrait d'un poème du 12ème siècle chantant Annassiria, l'ancien nom de la ville que lui a donné son fondateur après avoir décidé de transférer la capitale de la puissante dynastie amazighe des Hammadites de l'intérieur vers la côte.


حيث الهوى والهواء الطلق مجتمع    حيث الغنى والمنى والعيشة الرغد

 

On laisse le guide traduire ce vers.

Bejaia cultive une ambiguité qui ne se perçoit pas au premier coup d'oeil : est-ce la plus arabe des villes amazighs ou la plus amazigh des villes arabes ? En tous cas, durant la période musulmane de l'Algérie, elle fut un incontournable port méditerranéen et a joué un grand rôle dans la transmission du savoir du sud vers le nord notamment dans les contacts avec le port de Gênes en Italie. 1,1,2,3,5,8,13,... une suite de nombres entiers que les mathématiciens auront reconnu, la suite de Fibonacci, ce mathématicien du 12ème siècle qui a passé une grande partie de sa jeunesse à étudier à Bejaïa.

L'après-midi sera consacrée à une visite de la ville. Elle commencera par le tour des remparts, vestige de son époque de place forte. http://27.img.v4.skyrock.net/2727/34082727/pics/2441330757_small_1.jpgDans sa grande sagesse, le ministère du tourisme a consacré beaucoup d'argent à restaurer ce lieu historique dont on ne pouvait apercevoir auparavant que des pans de murs en vieille pierre ou les énormes portes en arc. La vieille ville a disparu plongée dans les nouvelles constructions mais l'oeil exercé, aidé par les indications du guide trouvera ici ou là quelques édifices anciens. N'hésitez pas à franchir les portes des petits cafés dont les petites portes ne laissent pas deviner les jolis patios ensoleillés.

Plus tard dans l'après-midi, les plus courageux graviront les escaliers en pierre qui mènent au pic des singes où ils admireront un paysage digne d'un survol aérien tout en échangeant un contact de nature alimentaire avec les omniprésents primates qui donnent leur noms au pic.

Retour en ville en début de soirée, installation et dîner à l'hôtel des Hammadites.

 

4ème jour : Départ du car à 7 heures précises. Retour sur vos pas jusqu'à Tichi pour s'enfoncer ensuite dans la terre et franchir l'impressionnant massif du Babor à travers les imposantes gorges de Kherrata pour rejoindre Sétif en milieu de matinée...

Publié dans Lebled

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algerianna 01/08/2012 17:52


M3a lalgiri rani fidele rani fideeeeele na3shaq fiha men bakriiiiiiiiii

chatnoir 03/08/2012 18:02



El jazair yemma, aljazair yemma, l'Aljiray



Soulef 30/07/2012 10:06


@Plastic dans le dépliant touristique du chat, il y a plus d'amour que d'ironie. Je lui demande d'aider le lecteur à démêler ce qui est amour et ce qui est ironie. L'amour ça te parle? Non?
Dommage.

Plastic Bertrand 29/07/2012 22:29


@ Soulef L'ironie ça te parles? non? dommage.

Soulef 29/07/2012 12:28


Hram 3lik el qat, je ne sais plus ce qui est vrai de ce qui est imaginaire. Tu devrais mettre dans deux couleurs différentes selon que ce soit la réalité ou l'imaginaire. Mais j'adore quand même.


 

chatnoir 29/07/2012 20:41



Ben, tout ce qui concerne le mnistère du tourisme et les offirce et tout ça, est bidon... la vieille ville de Constantine tombe dans les ravins pierre par pierre, la promenade des touristes est
fermée depuis des dizaines d'années... plus d'artisans dans la vieille ville mais des vendeurs de la camelote chinoise... L'hotel Kutama comme celui des Hammadites ont l'allure de vieux bidules
socialistes sans intérêt avec des fourmis dans les chambres. Le bétonnage de la côte de Jijel est en marches, les villages environnants sont déja envahis, la plus belle plage, celle du grand
phare est maintenant un domaine militaire interdit aux civils et Bejaia disparait derrière les immeubles moches qu'on construit partout en Algérie....


 


Le reste, le fond naturel et historique est vrai