Dépliant touristique (back home)

Publié le par chatnoir

6ème jour : Timgames-images-1966-small.jpgd. Avant d'y arriver, une bref arrêt devant les ruines de Lambesis... aujourd'hui Tazoult. L'Histoire récente associe Lambèse à une prison coloniale parmi les plus dures. « Lembisse » est passé dans le langage courant. On parle de « wajh lembisse » (« face de Lambèse ») pour désigner une mine patibulaire. Plus récemment, la prison a servi à détenir des prisonniers islamistes et a connu une évasion géante dans les années 94. Au pied de ce bâtiment sinistre se trouvent les ruines peu connues de Lambesis. Visite rapide.

A une trentaine de kilomètres, on trouvera notre destination du jour : le site exceptionnel de Timgad. La ville en ruines est quadrillée par des rues rectilignes caractéristique de l'art urbanistique romain. Le caractère exceptionnel de Timgad est surtout dans son état de préservation. Construite au pied des Aurès en l'an 100 de notre ère par l'empereur Trajan dont l'arc imposant, aujourd'hui entièrement visible, émergeait seulement d'un mètre pendant les siècles où la ville oubliée était enfouie sous terre. mes-images 1946-smallOn s'arrêtera à l'entrée de la ville devant les grands thermes, édifice en brique rouge, relativement préservé. On suivra le guide pour une visite de la bibliothèque, le forum et ses latrines, le théâtre sauvé du festival annuel qui le dégradait un peu plus chaque année, par la construction d'un autre théâtre à proximité, le capitole, le marché de Sertius, merveilleusement préservé avec ses étals encore debout. En tendant l'oreille, on pourrait presque entendre les cris des marchands. A la sortie du marché, on s'arrêtera pour admirer l'arc de Trajan. La visite se terminera à la mi-journée par un petit tour au musée, où les statues et mosaïques trouvées sur place sont préservés.

 

Après un déjeuner au restaurant « Les délices de Sertius » et quelques minutes de repos dans le jardin public attenant, on reprendra le car en direction de Biskra par la RN31 qui traverse les Aurès. Nous ne rejoindrons Biskra que le lendemain à la mi-journée. Cette mes-images 2098-smallroute suit approximativement le lit de la rivière Labiod qui prend naissance sur les flancs verdoyants de Djebel Chelia et se perd aux portes du désert. On fera une halte dans les gorges de Tighanimine devant le monument célébrant le lieu où symboliquement le premier coup de feu a été tiré le 1er Novembre 1954, date du début de la guerre d'Algérie. Le bus serpentera ensuite le long de la route sinueuse, entre les énormes rochers des gorges jusqu'à notre destination : le Ghoufi. On retiendra son souffle pour le premier coup d'oeil sur le paysage magnifique des gorges. Avant d'entamer la descente, on prendra le temps de profiter du paysage sous tous ses angles de vue. En face, des habitations creusés à flanc de rocher, donnent le nom de balcons du Ghoufi à ce site unique. Les habitats troglodytes sont depuis des siècles désertés par leurs habitants qui vivaient des fruits de l'immense palmeraie située sur les rives de Labiod. L'hôtel qui nous accueillera pour la nuit est construit sur le modèle de cet habitat traditionnel. Les plus courageux descendront les escaliers jusqu'au fond de la vallée, puis remonteront jusqu'à l'hôtel et les plus fatigués admireront de loin le paysage en faisant la traversée en téléphérique. Tous se retrouveront au cours d'un dîner constitué d'un méchoui et suivi d'une soirée où des artistes locaux feront une représentation de danse et musique locales.

 

7ème jour : Avant de quitter le Ghoufi, ceux qui le souhaitent pourraient faire l'acquisition de souvenirs dans l'un des magasins qui bordent la route. On y trouve des objets de l'artisanat local : pilons en bois, tapis en poil de chèvre, bijoux chaouis, pierres de la région...

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Le bus reprendra la direction du sud-ouest. Au fil des kilomètres, le sol prendra peu à peu la couleur ocre du nord du Sahara. On s'arrête à Mchouneche dernier village Chaoui avant l'arrivée à Biskra. On visitera un petit havre de paix : une maison typique entourée de palmiers, transformée en musée par les enfants de son propriétaire Si El Haoues, un chef important du FLN tué pendant la guerre de libération (véridique).

mes-images 2147-smallNous arriverons à Sidi Okba à la mi-journée. Petite ville à proximité de Biskra. Elle tire son nom de celui de Okba ibn Nafaa le conquérant musulman tué là au cours d'une bataille contre les autochtones. Notre destination est une petit mosquée dont la construction remonte au septième siècle. Le mausoleé est censé abriter la dépouille de Oqba mais l'édifice fut l'objet de nombreuses transformations au cours des siècles jusqu'à la construction d'une mosquée moderne à proximité.

 

mes-images 2137-smallNous nous dirigerons ensuite vers Tolga, la ville de la datte. Après avoir dégusté une succulente chakhchoukha, le plat local à base de pâtes fines arrosée de sauce rouge piquante et accompagné de viande, nous ferons la visite d'une palmeraie. En arabe, « paradis » se dit « Jenna » et « Jenna » est aussi dans le langage local le pluriel de J'nane qui signifie Jardin. En se promenant dans ces « Jenna », l'impression de paradis vous semblera réelle tant la végétation est luxuriante. Sous les majestueux palmiers, on fait pousser toutes sortes de fruits et légumes, des rosiers ou des herbes aromatiques . Tout pousse au royaume du palmier et en premier lieu, Deglet nour, cette datte unique. Vous découvrirez des fruits frais qui laissent passer la lumière du soleil de Biskra expliquant l'origine du nom de Deglet Nour, ce que ne permet pas de voir les dattes oxydées de nos supermarchés.

La soirée se passer à l'hôtel des Ziban, autour de sa superbe piscine.

 

8ème jour : Retour à Constantine par la route la plus courte. Nous ferons une halte à Elmes-images 2254-small Kantara, véritable porte naturelle dans la grande muraille rocheuse qui sépare le nord du Sud. Une collation sera servie au bord de l'Oued à l'ombre des palmiers. Quelques encablures plus loin, on se rendra compte à travers les quelques degrés de température perdus qu'on est bien au Nord.

 

Les huit jours de ce périple dans une Algérie à la fois réelle et fantasmée s'achèvera par un retour à la réalité dans les salles d'embarquement de l'aéroport Mohamed Boudiaf.

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MnarviDZ 20/09/2012 06:58


Ce fut court mais j'ai beaucoup apprecie. J'ai fait le maximum pour oublier que tout n'etait pas reel.


Merci.

chatnoir 20/09/2012 19:20



J'ai écrit la dernière étape un peu vite mais il y a la matière pour écrire un article pour chaque visite.