Querelles de cour d'école

Publié le par chatnoir

Une des règles non écrites en vigueur dans toutes les cours d'école du monde stipule que tout pleurnichard finit par être la victime éternelle de la méchanceté de ses camarades. Lorsqu'on réagit en pleurant, en criant ou en griffant à une insulte ou un reproche, on ne montre pas sa force loin de là, on révèle aux autres un point faible. A moins d'être le plus fort, celui que tout le monde craint, on finit par se voir traiter de ceci ou de cela à la moindre occasion et comme on est dans une cour d'école, souvent de manière totalement gratuite.

La vitesse de communication a transformé la scène internationale en une immense cour d'école où le musulman après avoir révélé une susceptibilité exacerbée est devenu un objet de moqueries gratuites et de mauvais goût mais à l'effet immédiat et garanti. Ces images de foules hirsutes vociférant dans une hystérie pathologique en réaction au moindre bidule (réservons le mot navet à ce qu'on peut appeler un film) ou dessin sont tellement pitoyables et devenues tellement familières et prévisibles qu'on hésite entre rire du ridicule ou pleurer la malédiction.

 

La sagesse des anciens musulmans, dont un illustre immam, Ach Chafi3i pour ne pas le nommer a pourtant produit ces vers dont  le bon sens aurait dû les inspirer :

 

إذا نطق السفيه فلا تجبه     فخير من اجابته السكوت

إذا كلمته فرجت عنه         وإن خليته كمداً يموت(*)

 

 

Mais je crains que tous ces incorrigibles « défenseurs » de la religion expriment plus les frustrations de leurs vies sans saveur ni profondeur qu'une quelconque écorchure dans leur sentiment religieux. Je crains qu'ils relèvent de la sagesse des anciens, cette fois de celle d'un libre penseur qui a par ailleurs exprimé des siècles avant les lumières ses doutes face aux révélations qui dressent les être humains les uns contre les autres, Abu El 3ala Al Ma3ari pour ne pas le nommer.

 

 

لكل داء دواء يستطب به       إلا الحماقة أعيت من يداويها (**)

 

 

 

(*) Lorsque le calomniateur s'exprime, il est préférable de se taire que de lui répondre,

Car si tu lui adresses la parole, tu le libères et si tu le laisses à lui-même, de dépit, il meurt.

 

(**) A chaque mal, il existe un remède qui le soigne, sauf la bêtise qui s'est avérée rebelle à tout traitement.

Publié dans Jiranna

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El7arrag 24/09/2012 01:07


Chatnoir, lmhabels ne sont pas supposés être réceptifs, mais matedrich ake chayef. 3labali bik tu n'aspires pas réellement à boulverser cette situation figée, ou peut être ne crois-tu pas en
avoir la prétention, pourtant, pareil à tout 3a9el, tu le souhaites profondemment, comme nous, c'est pour ça que tu as crée ce blog. 

chatnoir 24/09/2012 20:28



3andeq el 7aq el 7arrag, wallah matedri



Plastic Bertrand 22/09/2012 20:24


Ceci dit je peux me rattraper: (lien cliquable, j'espère)


انا مش كافر

chatnoir 23/09/2012 20:25



Je ne connaissais pas cette chanson... Très beau texte, très  anti-connerie.



isis 21/09/2012 16:53


Du baume au coeur ton article, je suis un peu contente qu'en Algerie ça n'ait pas tourner au drame comme en Lybie, mais honnetement je ne sais qui est le plus con celui qui a gaspillé son argent
pour un flop pareil ou celui qui a reagi de manière aussi excessif.

chatnoir 21/09/2012 20:21



Le con qui a gaspiillé de l'argent, n'en a pas gaspillé tant que ça, vu le "produit". Cette histoire de juifs qui fournissent 5 millions d'euros est tellement grosse et cousue de fil blanc...



Plastic Bertrand 20/09/2012 21:34


PS: Pour une fois qu'un hadith m'agrée.

chatnoir 21/09/2012 20:20



Oui, Plastic Bertrand citant un hadith, ça vaut le détour :)



Plastic Bertrand 20/09/2012 21:31


" مِدَادُ الْعُلَمَاءِ أَفْضَلُ
مِنْ دَمِ الشُّهَدَاءِ "